[2016] Nos albums préférés de 2016

Jay Kearney

Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter
 

Fred Fortin – Ultramarr
 

Avec pas d’casque – Effets spéciaux
 

The Growlers – City Club


 

Childish Gambino – Awaken, My Love


 

Valérie Vinet

Childish Gambino – Awaken, My Love

Questlove s’est dit avoir été sucker punché par la troisième oeuvre de Donald Glover (aka Childish Gambino) qui personnifiait Troy dans la série culte Community. Le célèbre batteur s’est même permis de réveiller D’Angelo à 4h00 du matin pour lui en parler. Je le comprends. L’album englobe en lui-même plusieurs styles de musique des années 70, notamment le rock, le soul, le R&B et le Funk. Dès les premières pièces, on pense à Funkadelic, aux premières oeuvres de Prince, à Sly and the Family Stone, à Stevie Wonders et à l’excellent album Black Messiah de D’angelo sorti en 2014. Il s’agit ici d’une oeuvre très bien maîtrisée aux sonorités riches et parfois contradictoires (la pièce Redbone débute avec un slow jam et se termine avec ce qui semble être des riffs de guitares futuristes).
 

Angel Olsen – My Woman

J’avais adoré l’album précédent Burn Your Fire for No Witness, plus brut et plus sombre que My Woman. Olsen revient cette fois avec des pièces plus lumineuses qui conservent toutefois un certain cynisme. Assumée, sincère mais plus nuancée, on sent définitivement l’évolution de cette femme. L’artiste intègre des synthétiseurs au son grunge des guitares, sans perdre l’esthétisme du Rock n’ Roll des années 60 qui lui va bien. Les mélodies sont belles et accrocheuses –  on a qu’à penser à la ligne de basse sur la pièce Woman.

 

Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter

La bande originale de mon automne aura été cette oeuvre énigmatique qui invite à l’introspection. Le troisième album d’Antoine Corriveau est beaucoup moins folk que Les ombres longues et propose à son auditeur une volée d’arrangements à cordes et à vents qui rappelle parfois le sublime album Jaune de Jean-Pierre Ferland. Les textes sont denses et la voix assurée de Corriveau laisse échapper une belle vulnérabilité. Sans aucun doute, cet album trouvera sa place dans plusieurs décomptes des meilleurs albums cette année.
 

Nick Cave and the Bad Seeds – Skeleton Tree

Pendant la réalisation de Skeleton Tree, le 16e album du groupe, Nick Cave a été affligé par la mort tragique de son fils Arthur âgé de 15 ans.  Comme pour exorciser la douleur qu’a causée ce drame, Cave aborde brutalement le sujet du deuil. Jamais un album de Cave n’aura présenté des émotions aussi poignantes. Les mélodies languissantes et le ton très sombre m’ont rebutée au départ. Or, cet album m’a complètement conquise après quelques écoutes. J’aime les loops que Warren Ellis a composés et qui installent une ambiance de recueillement. Grand album qui s’insère dans l’imposante discographie de Nick Cave and the Bad Seeds.

 

Fred Fortin – Ultramarr

Monstre dans l’univers musical rock du Québec, Fortin est plus tranquille, sans être docile, avec Ultramarr. Moins distorsionné, l’album met en lumière des thèmes ordinaires, c’est-à-dire le travail, la routine, l’amour, le couple,  le pas-de-goût-de-faire-la-vaisselle et les histoires de brosse sur des mélodies bluesées et dans un format cohérent du début jusqu’à la fin.  La chanson Molly  me plonge dans le mood for love et me donne, à chaque fois,  le goût de prendre la route.
 
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