[2016] Nos albums préférés de 2016

Julien Baby-Cormier

RadioheadA Moon Shaped Pool

Si ce choix est loin d’être original, il est le plus logique dans mon cas. Un des plus grands groupes de son époque qui sort un album merveilleux, à la fois abouti et chargé émotivement. Le quintette d’Oxford est toujours pertinent.

 

Fred FortinUltramarr

Cet album est assurément un résultat direct de l’aventure Gros Mené. Le côté rock un tantinet ado a été évacué pour laisser place à un album davantage centré sur les textes. Les compositions sont particulièrement solides et l’inventivité mélodique; le rythme de Grippe, la progression de Tête perdue, les accords de Douille et la cohésion de Molly sont autant d’exemples de cette force. Le talent de Fortin atteint ici son paroxysme.
 

Avec Pas d’CasqueEffets Spéciaux

Un (des plus) grands paroliers qui est ici appuyé par des musiciens talentueux. Si par le passé les albums s’enlisaient parfois dans une certaine monotonie mélodique, on retrouve ici 9 morceaux bien distincts qui forment toutefois encore une fois un tout cohérent. Serait-ce le meilleur disque de la formation?
 
David BowieBlackstar
Un gros coup de coeur qui se transforme rapidement en coup de poing suivant la mort de l’icône. Bowie ne pouvait réaliser une meilleure sortie. Nous aurons rarement en notre possession un tel testament musical.

 

Plants & AnimalsWaltzed in From the Rumbling

Album sous-estimé de 2016 s’il en est un. Comment cet album a pu être ignoré au Polaris ou dans le top 25 de la CBC? (qui a aussi commis l’incroyable faux pas de ne nommer aucun disque franco-québécois…) Le groupe a eu son moment de gloire à la sortie de Parc Avenue il y a 10 ans. Depuis, l’intérêt semble s’être estompé malgré un seul album moins solide (le somme toute correct The End of That paru en 2012). Retour en force donc avec un album riche en arrangements, un folk-rock pas mal plus recherché que bien des trucs qui remplissent le parterre des festivals. Et que dire de la magnifique pochette!

 

François-Samuel Fortin

Alaclair EnsembleLes Frères Cueilleurs / KNLOLong Jeu

Programme double bas-canadien de feu en 2016, l’année où les minces sont officiellement rentrés dans game des mononcs, quid de l’autogestion, mais pas de la liberté ni de l’imagination. Les deux albums parus sur 7ième Ciel sont très solides, aussi bons, ou peut-être que celui de KNLO est encore meilleur, un tout petit peu, que celui de sa troupe.
 

Anatole  – L.A. / Tu Es Des Nôtres

Théâtre musical complexe et décomplexé, le projet d’Alexandre Martel (Mauves) en a fait voir de toutes les couleurs cette année en plus d’avoir publié un superbe album confectionné en grande partie à l’aide de synthétiseurs vintage et d’un band de coéquipiers all-stars de Québec.
 
Les ÉvadésLes Évadés
Délice musical par excellence, l’album des Évadés s’écoute de 7 à 77 ans et devrait émerveiller mélomanes et néophytes avec son savant mélange d’intensité et de tendresse, de sensibilité et de virtuosité, avec une instrumentation différente de celle des autres bands en général, dont on retient surtout le violon de Marie-Christine Roy (ex- Chercheurs d’Or) et le violoncelle de Marie-Pier Gagné (Ego Death) et leurs échanges de haute voltige.
 
FulgeanceHomecooking
Album monstre sur Cascade Records colligeant trente-trois morceaux du beatmaker français Pierre Troël (Souleance, Claude, Fulgeance & Dj Scientist), avec des rythmes et des ambiances différentes, mais aussi, des techniques de confection variées, de l’échantillonnage à la composition. Cet album s’ajoute au EP The Phoenix également paru en 2016 mais sur l’étiquette électro française Ed Bangers. Hyperactif, il a également publié cette année de l’excellente musique dont All Night Vol.1 de son autre projet house Claude ainsi que celle d’autres talentueux artistes sur l’étiquette Musique Large, qu’il a co-fondée. Enfin, il a donné trois performances au Québec, deux sous le nom de Claude à Montréal au Piknic Électronique et au FME à Rouyn, et une en tant que Fulgeance, à Montréal encore, à la fin août / au début septembre.
 
TortoiseThe Catastrophist
Les vétérans de la scène post-rock de Chicago sont revenus en force avec un magnifique album paru au printemps, la troupe de John McEntire ayant décidé de publier leur neuvième album sept ans après l’excellent Beacons of Ancestorship. Le groupe n’a pas pris une ride en vingt-trois ans et a encore réussi à renouveler son son grâce entre autres à la présence d’invités vocaux, soit Georgia Hubley du groupe Yo La Tengo et Todd Rittman (U.S. Maple), une première depuis leur album collaboratif avec Bonnie Prince Billy, The Brave and The Bold, paru il y a dix ans.
 
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