[ALBUM] Joseph Edgar – Ricochets

Gazebo, Joseph Edgar lance son sixième long-jeu intitulé Ricochets, un album résolument rock sur lequel on risque de taper du pied assez joyeusement pendant un bon bout de temps. Réalisé par André Papanicolaou, cette nouvelle offrande montre un auteur-compositeur-interprète en pleine maîtrise de ses moyens. En plus de Papanicolaou, Joseph Edgar a fait appel à José Major (batterie) et Alex Pépin (qui n’a qu’à s’occuper de la basse, cette fois-ci). Une brochette de musiciens à leur meilleur pour accompagner un auteur-compositeur-interprète particulièrement inspiré. Sur Ricochets, Joseph prend vraiment tous les moyens pour réaliser ses ambitions. Les influences sont palpables, tant sur le plan mélodique que sur la qualité de la production. On se dit souvent à l’écoute de l’album que s’ils parlaient français avec un accent acadien, les Springsteen de ce monde hocheraient de la tête en signe d’approbation. Appel général lance les festivités avec un groove qui n’est pas sans rappeler l’homme d’Asbury Park. Chanson un brin engagée, mais surtout engageante, Appel général marque le rythme : cet album sera plus rock, plus incisif, plus grand que les précédents. Plus personnel, aussi. Alors qu’on s’était habitués à l’entendre parler des autres, le voilà qui parle de lui! Braises d’été poursuit dans la même veine, mais cette fois, Joseph Edgar se sert de sa magnifique plume pour nous raconter une de ses histoires. Maîtrise parfaite de son imaginaire. Oui, des fois, c’est léger, oui, des fois, il relate quelques évidences. Mais il le fait généralement dans une langue belle et vivante, sans nécessairement abuser du franglais ni du chiac. Fille moderne aurait facilement pu se trouver sur Up ou Reveal de R.E.M. Balade résolument pop où Joseph se montre vulnérable, avec quelques craquements dans la voix, cette pièce au pont magique montre la grande qualité de la production. Tout est si clair, si cristallin, en même temps, chaque instrument trouve sa place bien à lui. Travail impeccable de Papanicolaou, ici. Parmi les autres chansons à ne pas manquer, il y a Horizon, où Lisa LeBlanc se joint à Joseph Edgar et chante dans une harmonie qu’on n’aurait jamais crue possible. Ici, pas de surprise, on se trouve en plein folk-rock acadien au beau milieu duquel on a droit à un solo de guitare. Ah, tiens, pourquoi pas ajouter quelques tonalités asiatiques sur Tout ce que j’ai pu dire? Encore là, Joseph Edgar montre le chemin parcouru depuis une vingtaine d’années en mélangeant allègrement indie pop, folk-rock américain et sonorités indiennes. Le meilleur exemple de cette longue évolution est sans nul doute Chanson de dune (revisitée), qui nous ramène au premier album solo de Joseph Edgar, La lune comprendra. Dans ses nouveaux habits aux couleurs country-folk atmosphérique, la chanson brille de tous ses feux. Sur Overdrive Voodoo, Joseph se lance dans un rock and roll fuzzé et énergique qui prend un peu par surprise. Ben oui, encore des surprises même si on approche la fin de l’album! Heureusement, sur Dormez, les enfants, Joseph ralentit le rythme avec une belle ballade aux accents country. Mashkoui termine l’album en deux temps : tout d’abord, la chanson commence doucement, mais elle gagne en intensité pour terminer comme nous avons commencer l’écoute de cet album : en hochant de la tête et en tapant du pied. Non, Ricochets ne révolutionnera pas le monde de la musique. Du folk-rock un peu middle-of-the-road, très adulte, il y en a beaucoup dans notre paysage. Mais en mettant l’accent sur ses influences américaines comme il le fait ici, Joseph Edgar réussit à créer un ensemble qui lui colle à la peau. Non, il n’y a pas de ver d’oreille à la Espionne russe sur cet album. En revanche, il y a un équilibre qui nous pousse à écouter l’album du début à la fin. À plusieurs reprises. À ajouter à vos listes de roadtrip. Joseph Edgar sera au District St-Joseph le 26 mai prochain à 17 h 30 pour présenter Ricochets dans le cadre des Apéros découverte du FEQ. Allez faire votre tour, c’est gratuit! [bandcamp width=100% height=120 album=774023860 size=large bgcol=ffffff linkcol=e99708 tracklist=false artwork=small]]]>

1 commentaire
  1. Bonhomme Edgar, tes musiques sont planante aguichantes, tout coule come un ruisseaux au débit constant, le tumulte est contrôlé par des fond rocheux de paroles ne forçant pas sur l’origine bilingue , la rassurante principale expression francophone, ne demande que l’effort de lire entre les surfaces, les profondeurs des alignements de mots, mom m’en pogner un DC pour parfaire ma collection, qui, soit dit en passant prends presqu’un murs de salon.

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