Show de la rentrée 2015 – Scène Indie

Harfang Photo : Marion Desjardins[/caption]  

20h – Rosie Valland (AB)

[caption id="attachment_11648" align="alignleft" width="300"]05_DSC8322 Photo : Marion Desjardins[/caption] On était surpris de voir Rosie Valland en toute première partie de la scène Indie alors qu’elle est en ce moment en plein lancement d’album, qu’elle avait été remarquée aux francouvertes 2015 et qu’elle revenait du FME. Dans la pénombre des notes de guitares nous appellent à interrompre nos conversations, une alternance d’éclairage nous plonge dans un environnement sombre, la voix évasive de Rosie nous saisit. On est touché par son attitude timide qui pivote sur place en balançant d’un bord à l’autre sa guitare. La folk prend parfois des tonalités rock, parfois plus psychédélique avec des distorsions de guitares ou de synthétiseur, cela vient nous chercher. Vers la fin, le solo de guitare aux riffs stridents de Jesse Mac Cormack était à noter (aussi compositeur). Moment fort également quand un problème d’éclairage a plongé la formation dans le noir, les cellulaires se sont levés pour l’éclairer pendant sa prestation. Petit bémol, une meilleure articulation des textes aurait permis une meilleure compréhension. Elle lancera son album le 24 septembre au Pantoum, il sera disponible en ligne le 18.  

21h15 – Harfang

[caption id="attachment_11677" align="alignright" width="300"]38_DSC9128 Photo : Marion Desjardins[/caption] Plus l’heure avance, plus le public se densifie. On le constate d’abord au spectacle de Harfang, où une salle assez pleine les attend pour leur prestation. Ils nous font plonger rapidement dans leur univers indie-folk mélodique avec A gifted old man and the priest suivie de Set sail, une pièce de leur deuxième maxi. Malgré quelques coquilles point de vue sonore (un peu de feedback, entre autres), la musique du groupe a su charmer son auditoire, plutôt attentif pour un groupe d’étudiants possiblement enivrés. On a aussi pu remarquer le plaisir notable que les membres du groupe ont eu en jouant, particulièrement dans Lesson learned et dans le jam intense qu’ils ont livré. Ils ont fini leur set en beauté avec UFO, pièce nouvellement dotée d’un superbe vidéoclip, suivie d’Exposure, au plus grand plaisir des fans présents.  

22h15 – Equse

[caption id="attachment_12023" align="alignleft" width="300"]Photo : Ludvig Germain Auclair Photo : Ludvig Germain Auclair[/caption] Débarqués de Rimouski pour nos oreilles, Equse a étonné avec sa musique métissée. Avec des morceaux toujours aussi indie-folk que le groupe précédent, mais plus dansants, le groupe a rapidement partagé son énergie à la foule encore plus nombreuse qu’avant. On pouvait reconnaître de multiples influences dans leurs pièces (reggae, africain, disco, jazz, le tout bien caché dans un rock planant). Leur musique, comportant de longues portions instrumentales, rappelait aussi le style progressif. Le public s’est laissé allé à quelques bodysurfings et le groupe a terminé avec une pièce de leur troisième album à paraître bientôt, pendant laquelle un des membres s’est gâté un beau solo de synthé enrichi de dissonances contrôlées.  

23h15 – Marie-Pierre Arthur

[caption id="attachment_12043" align="alignright" width="300"]Photo : Ludvig Germain Auclair Photo : Ludvig Germain Auclair[/caption] Pour n’avoir jamais vu ni vraiment entendu ce que faisait Marie-Pierre Arthur avant, j’ai eu tout un choc lors de son spectacle. Loin d’être du beau pop doux, la musique live de l’artiste et de ses six excellents musiciens est explosive : évoquant la pop des années 80, avec des accents rock psychédélique sur les bords et parfois même des airs de punk. C’était pour le moins énergisant. Pas surprenant que la salle ait été pleine à craquer ! Vers la fin du spectacle, alors qu’une partie des gens on quitté (vraisemblablement pour leur bus), le public restant s’est permis de danser comme s’il n’y avait pas de lendemain, à bodysurfer et s’est même offert un mosh-pit sympathique pour la finale. Visiblement, Marie-Pierre Arthur avait beaucoup d’admirateurs dans la salle, parce qu’on les entendait scander les paroles en même temps que sa voix claire.  ]]>

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