Il semble que nos problèmes informatiques sont réglés. Ce qui veut dire qu’on peut recommencer à vous présenter nos comptes rendus quotidiens! Ça tombe bien, parce qu’en cette sixième journée du Festival d’été de Québec, des affaires, il s’en est passé!

Les chercheurs d’or – Photo : Jacques Boivin

Les chercheurs d’Or

À 17h, on se donne rendez-vous au coeur du FEQ pour une chasse aux trésors. L’invitation des Chercheurs d’Or, quintette aux penchants bluegrass et country-folk, est une gracieuseté d’Isabeau Valois (voix, banjo, mandoline). Sans oublier Francois Gagnon, Luke Dawson, Pascal Denis et Marie-Christine Roy qui complètent la formation finaliste des apéros FEQ. «On est vraiment content d’avoir fait la route, on habite à 200 mètres d’ici» lance Dawson, perché derrière son immense contrebasse. Le moment fort de la prestation survient lorsque les chercheurs s’avancent près du micro central. Une finale toute en proximité rappelant les années 60 et 70. D’ailleurs, Leur version revisitée et traduite de Loves Me Like a Rock de Paul Simon est super bien réussie. (Gabriel Tremblay)

 

Dany Placard – Photo : Jacques Boivin

Dany Placard

Les gens de Québec étaient conviés à un autre apéritif de très grande qualité mardi soir. Après une performance convaincante des Chercheurs d’or, Dany Placard venait présenter en version complète et musclée les chansons tirées de l’incroyable Full Face paru l’automne dernier. Tout a débuté avec Sleeping Bag, pièce d’ouverture de cet album. Il a enchainé les chansons de façon naturelle et incarnée. Il en a profité pour défier la foule, assise en début de concert en lui demandant si elle était bien, assise. Beaucoup ont accepté l’invitation de se rapprocher et ça a permis à tous de vivre un moment privilégié. On a pu entendre la très rock Angélique ou la magnifique Parc’qui m’fallait, une pièce qui lève les poils des bras à tout coup. Chanson populaire avec sa douce ironie a aussi marqué des points auprès du public qui ne s’est pas fait prier pour entonner des « nanana » bien sentis. La performance s’est achevée avec Payer tes bills, mais la foule en voulait encore et  le groupe s’est représenté sur scène pour une dernière pièce qui m’était inconnue (NDLR : Il s’agissait de Confucius, qui ouvre l’album Santa Maria). Ce fut donc une autre preuve que l’expérience de scène et la simplicité, ça donne souvent des maudits bons concerts. (Julien Baby-Cormier)

 

Sweet Tooth

L’Anti vous lance un défi, celui de trouver un alignement plus local qu’en cette soirée du 10 juillet (NDLR : C’est pas mal local tous les soirs, mon Gabriel…). Deuxième en liste, la formation basse vilaine Sweet Tooth balance près de 90 minutes de rock pure et dure galvanisé de plusieurs courants actuels et vieillots. Derrière la voix perçante de Xavier Carrier-Beaudin, on retrouve des musiciens dévoués qui adorent jouer fort. La formation est complétée par Thomy Robitaille à la guitare, Patrick Guérard à la basse et Xavier Laprade à la batterie. Digne d’un vendredi 13, les malchances techniques s’enchainent et malgré celles-ci, les gars redoublent d’ardeur et camouflent les impondérables derrières d’excellents solos. Ajoutez un sitar à leurs compositions et vous y trouverez… un groove psychédélique remarqué! La salle comble de l’Anti découvre ou constate à nouveau la puissante voix nette de Xavier. La progressive Have You No Love? est particulièrement éclatée.

 

D’ici leur prochain rendez-vous, allez donc vous la mettre sous la dent! (Gabriel Tremblay)

 

The Spencer Lee Band – Photo : Jacques Boivin

The Spencer Lee Band

Quand j’ai vu la file monstre à l’Impérial Bell, j’ai changé mes plans : pas question de s’engouffrer dans une salle pleine de monde prêt à avoir le party de sa vie. C’est pas sécuritaire pour un photographe. J’ai donc opté d’aller faire un petit tour au Pigeonnier où, juste avant Charlotte Cardin, une jeune sensation pop se produisait : Spencer Lee et son groupe.

Une excellente idée, ce fut. Le chanteur originaire du Kansas est une bête de scène et il s’est entouré d’une jolie brochette de musiciens qui partagent avec lui son univers funky. Pendant près d’une heure, Lee nous a fait danser, taper des mains, crier… une série de beaux moments, quoi! En prime, nous avons eu droit à une sympathique reprise de la beatlesque With a Little Help From My Friends. (Jacques Boivin)

 

On a aussi pris de nombreuses photos :