On le sait, on le sait, la soirée d’hier était tout simplement… Foo! Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y avait pas plein d’autres excellents artistes à voir un peu partout au Festival d’été de Québec. On s’est d’ailleurs payé la traite du côté de l’indie (pop ET rock) avec des groupes qui nous ont fait sourire toute la soirée.

Compte rendu.

Partner – Photo : Jacques Boivin

Partner

Je ne compte plus les bons mots que j’ai lus ou entendus à propos du duo ontarien Partner. Le plus récent opus de Josée Caron et Lucy Niles, In Search Of Lost Time, a été encensé par la critique et fait partie des 40 albums de la liste longue du Polaris et le plaisir entourant la power pop du duo est tout simplement contagieux. Accompagnées de deux musiciens, Caron et Niles ont offert une prestation fort sympathique devant un parterre un peu éparpillé (nuages menaçants et Foo Fighters sur les Plaines obligent).

En plus de rocker sur un moyen temps (même si la batterie et les claviers sont sur une bande audio), les deux jeunes femmes ont conquis les quelques personnes qui ne l’étaient pas déjà par leurs sourires contagieux ainsi que leurs interventions sympathiques (et pas aussi awkward qu’on aurait pu croire).

Musicalement, si vous aimez ça quand ça bouge, quand il y a de la guitare en masse, quand les mélodies sont accrocheuses pas possible et quand il vous est impossible de ne pas taper du pied, voir de danser (on vous a vu, le monsieur grisonnant au t-shirt noir, on vous a vu) pendant une heure, vous allez tomber amoureux de ce duo tout simplement irrésistible. (Jacques Boivin)

 

Frank Turner & The Sleeping Souls – Photo : Nicolas Padovani

Frank Turner

Premier de trois, l’anglais Frank Turner nous garroche son folk/alternatif directement sur le menton. Il y a quelques années, on m’a conseillé l’album Last Minutes and Lost Evening (2012) et depuis, il est un des plus joués de ma collection. Sur scène, son groupe The Sleeping Souls et lui ont de l’énergie à revendre. Turner bouge énormément et utilise les planches comme un véritable terrain de jeu. Sur I Still Believe, il demande au public de s’impliquer, par des interventions parsemées de françaisSi sa voix se prête à merveille avec son folk entraînant, elle est d’abord et avant tout bridée de punk.

C’est d’ailleurs cette tonalité très punk qui le distingue des musiciens similaires. Sa prestance y est aussi pour quelque chose. Rare sont les musiciens qui prennent des bains de foules sur la scène Bell. «I wanna dance and I wanna go far» lance-il avant de s’incruster dans la première rangée. Il faut dire que le rythme Four Simple Words est parfait pour chanter à travers des milliers de festivaliers. Il y a fort à parier que Turner s’est fait de nouveaux amis de notre petit coin de pays. (Gabriel Tremblay)

 

Gaspard Eden – Photo : Jacques Boivin

Gaspard Eden

Ça faisait trois jours que je me réveillais en pensant que c’était finalement le soir, ou après quelques années d’attente, j’allais enfin voir le groupe Car Seat Headrest. À défaut d’être mêlée, je suis enfin parvenue à assister à un show qui fut complètement mémorable pour mon cœur de slaqueuse, de la performance de Gaspard Eden, jusqu’au dit show tant attendu.

Je sais qu’un spectacle me plaît quand ma tête bouge toute seule sur la musique, et c’est exactement l’effet que Gaspard Eden m’a procuré. Je n’étais visiblement pas la seule, à en juger par l’envoûtement général de la petite foule confortable réunie sous le toit de l’Impérial, à l’abri de la pluie. Les guitares accrocheuses, la voix planante et le tambourin qui nous faisait rigoler par sa façon de nous surprendre dans ses apparitions rigolotes sur scène, créaient une ambiance rock psychédélique d’aujourd’hui qui personnellement m’a énormément plu. Gaspard Eden a donné un excellent spectacle et si vous ne le connaissez pas, je vous conseille de remédier à cela, vous ne serez pas déçus. (Frédérique-Anne Desmarais)

 

Car Seat Headrest – Photo : Jacques Boivin

Car Seat Headrest

Les gars montent sur scène, la foule se resserre vers l’avant. À en juger par leur formation pas comme à leur habitude et le chanteur dénudé de sa guitare, on ne peut qu’espérer une performance différente mais tout autant intéressante de ce qu’on aurait entendu de la part du groupe auparavant.

À la première note, le public est déjà hypnotisé par les sonorités indie rock particulières et nostalgiques, qui rappellent parfois le début des années 2000, de Car Seat Headrest. Les gens dansent, moi compris. Après quelques morceaux, le groupe entame la chanson Fill the blank et en arrivant au refrain c’est la foule qui s’écrie plus fort que la musique : « You have no right to be depressed! ». C’est à ce moment précis que la salle a redoublé d’ardeur quant à l’entrain durant le spectacle. Encore quelques chansons super accrocheuses, et le groupe débute enfin sa chanson tant attendue par le public Drunk Drivers/Killer Whales qui nous a tous captivé et mis dans une transe de danse intense. Encore quelques chansons, le groupe a bien réussi à garder son audience du début à la fin. Bref, Car Seat Headrest, c’était le parfait équilibre entre le défoulement et la nostalgie, un spectacle qui a su aller chercher les emos des temps modernes droit au cœur. (Frédérique-Anne Desmarais)

 

Greta Van Fleet et Foo Fighters

HA! Vous pensiez qu’on n’y serait pas? Qu’on allait rester enfermés dans le confort climatisé et très frais de l’Impérial Bell? C’était sans compter sur la volonté de notre photographe Nicolas Padovani, qui avait à son tour un fantasme à réaliser.

Faque on n’a pas de texte (désolé, mais c’est pas comme si tous les médias culturels n’en avaient pas parlé) et on ne fera pas notre TVYA (merci, RBO, pour ce nom qui nous évitent les poursuites pour diffamation) en paraphrasant tout simplement le travail des autres.

Par contre, on a de belles photos pour vous, avec le reste des photos de la soirée, dans la galerie ci-dessous!