OK, on l’avoue. On a pris ça un peu plus relax, ce soir. Mais hey, on ne pourra pas dire qu’on ne s’est pas concentré sur l’essentiel : un groupe qui fuzze, même à l’heure du souper, une jeune femme originaire de la place qui brille, un rappeur qui a Une année record et une formation électropop qui n’est pas qu’un buzz. On vous présente le compte rendu de ces spectacles… avec quelques photos d’autres prestations croquées par nos photographes.

Fuudge – Photo : Jacques Boivin

FUUDGE

Dès 17h, une bonne troupe de personnes s’était amassée devant la scène Fibe, prête à accueillir le groupe FUUDGE. Dès les premières notes du spectacle, on reconnaît tout de suite le son décapant aux accents psychédéliques de la formation. Alors que certains reculaient devant cette avalanche de rock, plusieurs fans s’étaient approchés près de la scène pour chanter en chœur avec David. «C’est la première fois qu’on joue au soleil», lança David avant de repartir avec un riff de guitare digne de Black Sabbath. Malgré que les gars semblaient fondre au soleil (désolé, elle était trop facile), la formation stoner-rock a donné un bon spectacle avec quelques petits accrochages en cours de route. Cette journée était un doublé pour le groupe, car il reprenait la route pour jouer au Zénob de Trois-Rivière pour le Festivoix. (Louis-Solem Pérot)

 

Lou-Adriane Cassidy – Photo : Jacques Boivin

Lou-Adriane Cassidy

Finaliste aux Francouvertes et aux Apéros FEQ de 2018, Lou-Adriane Cassidy fait tourner les têtes un peu partout au Québec depuis quelque temps déjà et c’est un parc de la Francophonie déjà bien garni qui attendait la jeune femme originaire de Québec. Accompagnée de ses toujours excellents musiciens (Vincent Gagnon, PE Beaudoin, Jessy Caron et Simon Pedneault, Cassidy a attaqué la scène du Pigeonnier avec l’assurance qui la caractérise. On a eu une fois de plus la chance d’apprécier ses chansons qui nous ont montré ses côtés tendre et fougueux. Le public a visiblement aimé (de deux manières : en tendant l’oreille et en donnant du love à chacune des propositions de Cassidy. Ne reste plus que l’album, maintenant. En septembre! (Jacques)

 

Loud 

Loud. Photo : Nicolas Padovani

C’est vêtu d’une veste de sport avec au dos l’inscription Montréal made me immortel que Loud est monté sur scène, son acolyte de tous les instants et réalisateur de l’album Une année record, DJ Ajust, l’accompagnant derrière sa console. Avec un setlist assez similaire à ce qu’il avait servi à l’Impérial Bell en mars dernier, Loud a débuté en force avec So far so good qui a fait exploser le parterre visiblement réuni pour le voir lui. Rien pour diminuer l’ardeur de la foule, c’est avec Les nouveaux riches que la soirée s’est poursuivi, la foule chantant à tue-tête. Charismatique, je dirais même magnétique, Loud charme son public sans aucun effort. Prestance, assurance, aisance, juste la bonne dose d’arrogance, tout y est. En milieu de prestation, une belle surprise attendait notre rappeur. Un prix lui a été remis pour avoir été numéro un au Top 100 BDS francophone avec la pièce Toutes les femmes savent danser. Une première pour un artiste hip hop. Sur des images d’un véhicule en flammes, Loud chantait “J’voulais seulement devenir immortel avant de mourir” et avec tous ces honneurs qu’il reçoit, force est d’admettre qu’il devient sans l’ombre d’un doute, un immortel du rap québécois. Loud fera à nouveau vibrer l’Impérial Bell le 16 novembre prochain. (Julie Bourassa)

 

Men I Trust 

Men I Trust. Photo : Nicolas Padovani

Retour au bercail plus qu’apprécié pour la formation de Québec qui nous fait honneur à l’international. La troupe indie/électro-pop en a fait du chemin dans la dernière année. Une tournée avec Belle & Sebastian derrière la cravate, on se réjouit de leur ascension fulgurante. Dire qu’à pareille date l’an dernier on pouvait les entendre aux défunts Signaux de nuit. À mon arrivée sur la rue Saint-joseph, je m’incruste dans une longue file d’amateurs attendant avec impatience la rotation fortement contrastée des deux concerts de fin de soirée. Sur scène, on retrouve avec engouement Emmanuel Proulx (Voix, guitare), Dragos Chiriac (Clavier), Jessy Caron (Guitare), Mathieu Rompré (Batterie) et Alexis Taillon-Pellerin (Basse). On hoche doucement de la tête sur Tailwhip, on dance lentement sur Show Me How et on claque des doigts sur Lauren. Rehaussée par une apparition d’Odile Marmet-Rochefort, les festivaliers «attentifs» apprécient la version parfaite de Quiet. Ironie du sort, plusieurs spectateurs avaient décidément des discussions qui ne pouvaient passer sous silence.

«Merci Québec, vous êtes fous!» – Emmanuelle.

Une soirée de retrouvailles plus que réjouissante en toute réciprocité. (Gabriel Tremblay)