Au début, ils étaient vingt-quatre. Jeudi dernier, ils n’étaient plus que quatre. À la fin de la soirée, un seul d’entre eux allait repartir avec la bourse de 6 000 $. De la fébrilité, en veux-tu, en v’là! Et surtout, sur la scène, il y avait du talent au mètre carré!

De quoi parle-je? De la grande finale des Apéros FEQ, bien entendu, qui se déroulait le 17 mai dernier à l’Impérial Bell, où on a pu voir, pour une deuxième année, la crème de la crème de notre relève musicale. Quatre artistes/groupes différents aux propositions variées venus montrer qu’ils sont prêts pour la scène.

Lou-Adriane Cassidy – Photo : Julie Bourassa

Lou-Adriane Cassidy

La première, mais non la moindre, était Lou-Adriane Cassidy, qui allait mettre la barre très haute dès le départ. On suit Lou-Adriane depuis un bout, on connaît son talent, sa voix douce et plutôt grave, sa pop capable d’autant d’introspection que d’intensité.

On a vu Lou-Adriane prendre de l’assurance et de la prestance pendant tout ce temps, et jeudi, on a vu la jeune femme qui s’est rendue en finale des Francouvertes : à l’aise devant un public nombreux et varié (et pas nécessairement venu pour l’entendre) même si elle jouait avec d’autres musiciens que son équipe habituelle (good job, Jessy Caron, Gabriel Desjardins, Alexandre Martel et Stéphane Bergeron).

Un EP est prévu pour l’automne. Pas besoin de vous dire qu’on piaffe d’impatience!

 

Casual Rites – Photo : Julie Bourassa

Casual Rites

Le groupe suivant, Casual Rites, allait prendre la barre déjà installée bien haut par Lou-Adriane et la rehausser de quelques crans. La formation originaire de Québec ne plaira peut-être pas aux fans de musique aux étiquettes longues et nombreuses : ici, on est dans le rock. Le rock à quatre lettres, celui qui se chante dans la langue de Springsteen. Celui qui nous vient du coeur des États-Unis et qui nous est livré ici avec une efficacité chirurgicale.

Tous les musiciens mettent l’épaule à la roue, bien entendu, mais celui qui impressionne le plus, ici, c’est le chanteur et guitariste Phil Matte, à la voix solide et aux solos qui font verser une larme de joie chez tout amateur de six-cordes.

Un rock qui nous fait passer par toute la gamme des émotions. On aime!

 

Les Chercheurs d’Or – Photo : Julie Bourassa

Les Chercheurs d’Or

De retour en français avec Les Chercheurs d’Or, une des formations les plus aguerries de cette finale. La formation country-folk-trad a ajouté beaucoup de rock à sa palette sonore avec la sortie de son plus récent album Apollo, lancé l’automne dernier. Même si on y trouve davantage de guitares, le groupe laisse encore beaucoup de place au violon et au banjo d’Isabeau Valois, ce qui permet aux Chercheurs d’Or de se démarquer lui aussi des autres propositions de la soirée.

Probablement le groupe qui a suscité le plus de « hé, je vais aller écouter ça tantôt chez nous » de la soirée, signe de l’ouverture de plusieurs spectateurs qui étaient probablement venus écouter quelque chose de plus… funky!

 

Forest Boys – Photo : Julie Bourassa

Forest Boys

À voir l’accueil qu’ils ont reçu, le message des gars de Forest Boys à leurs fans a passé, car ces derniers ont réservé au groupe l’accueil le plus chaleureux de la soirée, et de loin. Dès le départ, on est content que le groupe joue en dernier, parce que l’énergie qu’il déploie sur scène a complètement vidé le public de la sienne. Le groupe, composé des trois membres de The Seasons qui ne s’appellent pas Hubert, a mélangé funk, rock, rap et disco pour montrer qu’il était un vrai groupe de party.

Même si Julien Chiasson est à l’avant-plan et montre que le gène bête de scène est loin d’être exclusif à son petit frère (on le savait déjà, mais bon, ça vaut la peine de le rappeler), tout le groupe met la main à la pâte : saxophone, percussions, clavier, torrent de guitares funky, couplets rappés, tout y passe et tout le monde a son petit moment de gloire. On a bien hâte de voir la suite!

Finale Apéros FEQ – Photo : Julie Bourassa

C’est donc sans surprise que la formation a remporté cette deuxième édition des Apéros FEQ (après Pierre-Hervé Goulet l’année dernière). Même si Forest Boys remporte le gros lot (une bourse de 6 000 $), les autres finalistes ne repartent pas les mains vides: un chèque de 1 000 $ et une prestation au Festival d’été. Les Apéros FEQ devraient être de retour l’année prochaine. Parions qu’on va encore assister à la majorité de ceux-ci. Vous devriez faire de même : c’est gratuit et c’est le meilleur moment pour faire des découvertes!