Égrébor
Électropop
(Vega Musique)

Je vous offre une première salutation à vous, cher lecteur

C’est par l’album Éclectopop d’Égrébor que je m’introduis officiellement dans l’équipe d’écoutedonc.ca. Quoi dire? Quoi faire? Ouf ouf. Comment s’y prendre pour une critique d’album? En plus en fin de session, comment je m’arrange? Enfin bon, on divague un peu. J’ai tout d’abord commencé par de nombreuses écoutes. Je connaissais Christian Roberge d’abord pour sa présence dans le merveilleux groupe The Lost Fingers. J’ai en fait connu ces trois amoureux du maître Reinhardt lorsque j’avais autour de neuf ou dix ans. J’ai toujours trippé sur l’ambiance de leur travail et une petite part de cette ambiance venait de la magnifique voix de M. Roberge. Lors de ma première écoute d’Éclectopop, j’ai tout de suite été re-charmé par cette voix, cette voix qui a amené une forte nostalgie à l’écoute. Cependant, nonobstant ce rappel, je crois que le nouvel album d’Égrébor détient une réelle originalité ainsi qu’une forte fraîcheur musicale. J’ai été agréablement surpris par le voyage instrumental dans lequel nous plonge Éclectopop.

Alright! Commençons par le début: quatre kicks. L’album est initié par quatre kicks et un kick musical dans face! L’instrumental est de loin l’aspect le plus positif de l’album. On passe du trip-hop un peu à la Jonny Go de Jean Leloup au jazz un peu à l’album Strollin’ de Chet Baker. Beaucoup a été entendu dans Éclectopop. Du sitar, du gros autotune, du piano, du saxophone et bien plus. J’aimerais surtout mentionner l’excellent travail autour des percussions. J’ai pu voir un réel travail acoustique et une réelle authenticité à la musique et je ne peux dire que « chapeau » à notre cher Christian Roberge.

C’est un album qui est visiblement né d’une urgence à créer. L’album détient une originalité musicale que je vois rarement ces derniers temps. Dans cette vague de musique québécoise  indie-folk à la Émile Bilodeau – sans critiquer celui-ci – il est très plaisant de voir quelque chose de nouveau dans l’industrie musicale. Égrébor s’inspire du jazz, de la musique du monde, de pop, de folk.

Les textes, comme l’a dit Anne-Marie Kirouac dans sa critique de l’album lors du 15-18 sur les ondes de Radio-Canada, sont fastes, légers, parfois plus sérieux, mais gardent souvent une certaine touche de mélancolie. C’est ça, une mélancolie! Mais une mélancolie plus joyeuse que triste. Une faste mélancolie qui s’écoute bien sur un balcon un après-midi d’été. Malgré les thèmes parfois étranges et parfois un peu lourds,  ceux-ci sont abordés de manière assez habile afin de ressortir une certaine beauté musicale dans les paroles et dans le Flow.

Cet album n’est pas parfait, bien évidemment! Malgré tout le bagage musical que M. Roberge détient, Éclectopop reste un premier album rempli d’enthousiasme et d’énergie. Je vois cependant dans cet album une volonté de faire quelque chose de nouveau. Égrébor dispose d’un grand potentiel musical et ce premier album en est la preuve. J’attends déjà le prochain. Chapeau M. Roberge. Chapeau à Égrébor. J’écouterai définitivement cet album cet été accompagné d’un p’tit café glacé et je vous conseille de faire de même.

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