Ça faisait longtemps qu’on l’attendait. Depuis son lancement de projet l’an passé, on suit de près Laura Lefebvre, et c’est avec fébrilité qu’on était au lancement de son EP au District Saint-Joseph le 22 mars dernier dans le cadre des apéros FEQ. Au cours de la dernière année, elle a joué à l’Anti dans le cadre du Festival d’été de Québec, elle a fait les Francofolies, une première partie de Philippe B à l’Impérial et Saint-Roch Expérience, pour ne nommer que quelques-unes de ses réalisations les plus impressionnantes de l’année. En plus d’être une femme dotée d’une sensibilité exceptionnelle, sa musique est sincère et porte un message bien à elle. Voici notre retour sur son spectacle de lancement de EP.

Le District était prêt pour accueillir Laura et ses acolytes. Plusieurs proches (famille, amis) étaient présents pour assister à ce moment important dans une jeune carrière musicale. C’est devant une salle bien remplie et sous les encouragements du public que les musiciens ont amorcé les premières notes de Corridor (non, non, pas le band, le dernier titre de son EP). Nous sommes tout de suite fascinés par les riffs originaux que propose Joey Proteau à la guitare. En plus d’avoir enregistré des guitares et des choeurs et de jouer à ses spectacles, il a aussi participé au processus de création des chansons; de l’écriture de mélodies jusqu’à l’écriture complète d’une chanson du EP. Le son de guitare qu’il a choisi pour les chansons est toujours juste et apporte une touche année 1980 bien calibrée dans une chanson pop contemporaine savante.

La chanson Alcaline est acclamée par la foule d’initiés qui connaissait le titre grâce à l’extrait qu’elle a fait paraître plus tôt cette année. La jeune artiste nous a ensuite partagé quelques commentaires qu’elle a reçus lors de son récent passage aux Francouvertes. L’un d’eux mentionnait que sa musique était bonne, mais que ses lunettes étaient trop grosses…

Laura Lefebvre – Photo : Jacques Boivin

Malgré les grosses lunettes de Laura, sa chanson titre de son EP L’amour mécanique nous a frappés droit au coeur. Le rythme frappé du banjo vient très bien appuyer la batterie pour lui donner une couleur de folk américain. Cette chanson est certainement le titre le plus fort de son EP en raison de la force du texte et de la richesse des arrangements. Tout est en place.

En plus d’écrire de belles chansons, Laura Lefebvre est une sacrée bonne interprète. Elle livre ses chansons avec une assurance déroutante, comme si elle revivait l’écriture de ses chansons à chaque spectacle. L’étendue impressionnante de son registre de voix donne à ses mélodies une saveur particulière qui nous rappelle celle de Klô Pelgag qui utilise aussi son registre comme moyen d’expression mélodique. On ne peut pas passer sous silence le travail impeccable de ses musiciens sur scène : Joey Proteau (guitare électrique, banjo, voix), Olivier Bresse (claviers), Olivier Beaulieu (batterie et percussions), Marco Noël (basse électrique) et Dominic Pelletier (guitare acoustique).

Après avoir lancé son disque (oui oui, elle a pitché son CD dans la foule), Laura conclut son spectacle avec son single La Bête, qui fit hocher bien des têtes du District alors bien plein. On souhaite le meilleur pour Laura Lefebvre, et on vous invite fortement à vous procurer son EP et surtout d’aller la voir en spectacle près de chez vous.

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