Loud – Photo : Jacques Boivin

Alerte à la démence alors que Loud débarque en grande pompe dans la Vieille Capitale. Fort d’un buzz ahurissant dans les 10 derniers mois, il s’agit déjà d’un troisième concert à Québec depuis sa lancée en solo. L’Impérial Bell affichait complet, le public portait leurs couleurs (OFFICIEL Lary x Loud), l’affiche était prometteuse. Résumé de la « soirée tremblement de terre » de votre humble rédacteur, appuyé par Jacques en images.

À titre de premier pré-chauffeur de scène désigné, le percutant David Lee sonne la charge. Ce dernier est devenu joueur de franchise pour l’équipe Loud, du moins, pour les soirées de la brasse-ville. Second en liste, Zach Zoya, la nouvelle coqueluche anglo de 7e ciel et son trap énergique qui commence à faire gronder l’Impérial. En addition de ses deux premiers singles Who dat et Superficial, le jeune Zoya teste de nouveaux morceaux en vue de son premier album.

Loud – Photo : Jacques Boivin

Question d’amplifier un hype déjà à son paroxysme, la scène est spécialement montée avec grande toile au milieu, d’un DJ booth sur un chariot élévateur à l’arrière et d’immenses feuilles de laurier aux abords des luminaires. Pour avoir assisté aux trois spectacles à Québec, ce dernier était dans une classe à part ou devrais-je dire, qu’on a pas de classe mis à part la première?

Tu voulais Loud sur un beat d’Ajust,
well you got it already, avertis tes chums

Loud – Photo : Jacques Boivin

So far so good commence tel un raz-de-marée dans les premières rangées. Mention spéciale aux potes Samuel et Jean-Michel qui m’accompagnent dans les débordements. Probablement une des pièces les plus hostiles de l’album, la foule est complètement disjonctée d’entrée de jeu. Notre rappeur d’Ahuntsic poursuit avec Nouveaux riches, cet hymne capitaliste habilement condescendanteet suite logique au premier single 56K. Encore là, les auditeurs sont hors de contrôle et scandent les textes à tue-tête. Avec son flow du dimanche et la sombre montagne emblématique derrière lui, Loud nous balance Hell what a view. Loud et Ajust reviennent ensuite au EP avec Longue Histoire Courte, suivie d’un tranquille interlude avec New Phone. Après une courte pause de remerciements, on se réjouit de la réunion surprise mais logique alors que Lary Kidd grimpe sur scène. Premièrement pour SWG, la Volvo dérape à nouveau alors que le trio interprète Rien Ne Va Plus. On ressent encore la forte cohésion entre Loud et Lary ainsi que l’engouement de la foule. Sombrant dans l’incisive On my life, 20some rejoint LLA et fait serment d’honneur avec son verse final.

Loud – Photo : Jacques Boivin

Sans trop lancer de fleurs, j’espère que le public apprécie autant que moi le fait d’entendre en intégralité les collaborations de l’album. De retour à l’étage, je contemple le super visuel de l’auto en feu tombant à l’écran à la toute fin de TTTTT. Une des plus poignante d’Une Année Record, je suis conquis alors que celle-ci avait été « délaissée » en octobre dernier. On troque ensuite la voiture enflammée pour les célèbres funérailles en polo et Tommy jeans de Devenir Immortel.

« Plaisir, c’est plus qu’un plaisir, c’est un honneur d’être ici »

Définitivement reconnaissant, Loud ou Simon Cliche Trudeau pour les intimes, termine sa setlist avec le titre éponyme Une année record. À l’image de son dernier concert à la Méduse, il garde 56K pour la toute fin

« La pression est sur Montréal! »

Avec une telle prestance, fluidité et aisance, le titre de padre du rap jeu n’est pas en danger.

Loud – Photo : Jacques Boivin

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