J’avais eu la chance de voir Dany Placard en apparition surprise mais éclair au Festif! l’été dernier et j’avais hâte de le revoir en formule ‘full band’. Dire qu’il était attendu par les gens présents à l’Anti en ce jeudi soir à Québec, le mot est faible. Acclamé dès son entrée sur scène, ce dernier a parti le tout de façon assez relax avec Graisse de bine de son album Démon Vert. Il a ensuite sorti les gros canons rock pour Sleeping Bag du plus récent et excellent opus Full Face. C’est resté ainsi pour le reste de la soirée malgré les pièces plus mollo éparpillés ci et là dans ce concert solide, rodé et pesant. J’étais contente finalement que le spectacle soit à l’Anti plutôt que dans le sous-sol du défunt Cercle, principalement pour cette raison : le son. Nous avons été extrêmement bien servis de ce côté grâce aux bons soins du technicien de scène et par le jeu de Placard et ses musiciens. Accompagné par un band de feu, Jean-Alexandre Beaudoin à la guitare, Marc-André Tremblay Drapeau à la basse et Jonathan Bigras à la batterie, Placard se donne tout entier au chant et à la six cordes. Alternant entre chansons anciennes et récentes, la détonation fut puissante tout au long de la prestation et ce, malgré que le ‘parlage la bouche pleine’, comme il l’a bien exprimé, l’emportait un peu chez les spectateurs lorsque les décibels descendaient du stage… Pleinement assumé par son principal protagoniste et solidement appuyé aux fûts par Bigras, ce show est d’une tendresse et d’une rockitude à la hauteur des années d’expérience dans le métier de l’homme et de l’artiste. Une maudite belle soirée!

Timothy Luke Dawson

D’entrée de jeu, on s’attend à ce que ce projet soit celui en solo de Luke Dawson, bassiste du groupe de Québec Les Chercheurs d’Or. Or, il s’agit d’un projet partagé avec sa douce moitié et partenaire dans ce même groupe, Isabeau Valois. Aussitôt sur scène, le duo plonge rapidement dans son répertoire folk anglais doux et feutré, qui berce tranquillement le public déjà présent en bon nombre. Autour de l’unique micro, elle au banjo, lui à la guitare, leurs voix se marient à merveille, la complicité est palpable sur scène et les compositions s’enchaînent de belle façon. Dommage que des gens ont préféré jaser au lieu d’écouter car cette proposition bien ficelée aurait mérité une meilleure écoute mais peut-être qu’en première partie de Dany Placard, ce n’était pas l’idéal. À revoir.