Barry Paquin Roberge – Photo : Jacques Boivin

Forte de plus d’une heure de route sous le joug hivernal de mère Nature, la délégation ecoutedonc.ca s’est rendue, fébrile et un tantinet dernière minute, au 365, rue Tessier Est, St-Casimir, là où sied l’un de ses établissements chouchous : la Taverne.

En préparation de l’expérience BPR, et pour célébrer le fait d’être vivants, la moitié de l’équipe s’est enfilé une plus-que-désaltérante pinte de salée (la Hully Gully) tandis que l’autre a descendu en très peu de gorgées une succulente session IPA au nom faisant presque la longueur de l’affiche : Ceci n’est pas un tracteur. Saluons au passage les gars de la micro des Grands Bois (vous faites de l’osto de bonne bière, guys!)

C’est avec un p’tit décalage d’une heure, qui nous a permis de décanter le trajet tout en prenant le pouls de la place et en s’hydratant adéquatement, que les talentueux musiciens/chanteurs ont franchi, certes un peu timidement mais sans aucun stress, le tapis rouge de la scène, nappée pour l’occasion d’une savante dose de boucane et de lumière bleutée.

Barry Paquin Roberge – Photo : Jacques Boivin

Peut-être habitué par un accueil plus tonitruant, le groupe s’est installé rapido presto sous les regards curieux et attentifs. On ne se le cachera pas : la température de m**** (NDLR : MARDE! T’as le droit de le dire, Tatiana!) a fortement joué en défaveur d’une messe nombreuse, mais les fidèles parvenus aux portes du Saint-Lieu attendaient les premières notes avec impatience.

Sans attendre, Barry Paquin Roberge nous a livré, avec sa tendresse et sa générosité habituelle, l’ensemble des succès composant son album tropical paru en avril 2017, intitulé Voyage Massage – ma préférée étant Wonders and Cries – en s’extasiant à l’occasion sur la boule disco parmi eux. Petit moment cocasse, vers le milieu du show, on a pu constater que l’élément Paquin du groupe avait peut-être oublié ses lunettes, devant consulter de près son propre setlist pour savoir où sa soirée s’en allait. Mignon.

Les hommes en skinny jeans nous ont également offert deux nouvelles pièces de leur cru, dont une au titre évocateur, Soviet Love, qu’ils ont interprétée en fin de soirée après réception – où était-ce avant? – d’un plateau de shots. Les oreilles présentes ont semblé tout à fait ravies, ondulant de plus belle au rythme des voix sexy et du synthé toujours envoûtant. Elles ont également eu le privilège d’entendre en « rappel » (c’est-à-dire sans jamais qu’ils ne quittent la scène) une savoureuse reprise de la chanson Jive Talkin’, des légendaires Bee Gees. Ça a groové pas mal!

Ce fut une soirée tranquille, intime, planante, bref, réussie.

On les attend avec impatience à l’Impérial Bell le 7 avril prochain dans le cadre des Nuits FEQ aux côtés de Mon Doux Saigneur (!) en première partie de Philippe Brach (!!). Ça risque de brasser un peu plus. Soirée incontournable à ne pas manquer.

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