Dumas
Nos idéeaux
(La Tribu)

Dumas n’a rien perdu de sa fougue avec ce nouvel album, Nos idéaux. L’album commence avec À l’est d’Éden, qui est pleine de questionnements. Je pense qu’il se les pose à lui, mais ça nous fait aussi réfléchir avec son texte fort :

« Comment suis-je arrivé ici? En une nuit ou une vie. »

C’est un album qui s’écoute bien du début à la fin, qui est tout en introspection et avec des chansons qui rappellent un peu son style du début des années 2000.

Les rythmes sont un peu plus lents, mais tout aussi entraînants. Son sens de la mélodie est très aiguisé. C’est le maître pour produire des enchaînements de notes qui nous restent dans la tête.

On retrouve des pièces un peu plus lentes que d’autres, comme Électrique et La chance avant d’arriver à Bleu éclair, qui est sans aucun doute ma « chanson à frissons » du moment. Semblerait-il qu’elle a été écrite pour sa compagne de longue date.

Les questionnements continuent vers la fin de l’album avec Le déserteur de Fort Alamo, où on entend :

« Je ne sais pas vraiment où j’irai, à quoi bon le savoir. »

Il y a une espèce de sérénité dans cette chanson; un calme et une sagesse qui se transposent aussi dans la pièce suivante, La fin du désert. L’album se termine comme il commence, c’est-à-dire avec une courte et douce sortie instrumentale.

Dumas était en spectacle ce vendredi 23 février à Shawinigan. Il a présenté son nouvel album en première partie et il nous a offert ses grands succès, comme J’erre, Alors, alors et Linoléum. Voici les photos du spectacle: