Après un EP qui nous donnait l’impression d’être dans un tourbillon, le groupe de Québec VICTIME revient à la charge avec un album complet de 12 pièces, La Femme taupe, sur Michel Records.

L’album commence sur les chapeaux de roues avec la pièce Herbes et curiosités. Le rythme est rapide et le saxophone joué par Linsey Wellman se met de la partie. VICTIME poussent leur son unique, presque chaotique, où le groupe brille par ses cris chantés. La basse jouée par Laurence Gauthier-Brown a un son influencé par plusieurs styles musicaux, tantôt le funk, tantôt le punk. La guitare par Simon Provencher se mélange habilement avec la batterie de Samuel Gougoux.

L’album a une facture sonore qu’on ne peut anticiper et c’est ce qui fait son charme. Le premier extrait, Fatigue, met en vedette Gauthier-Brown. Cette chanson parle de stress et d’avoir plusieurs charges de travail. On sent le rythme qui s’accélère au fur et à mesure que la pièce avance.

Dans Labyrinthe, c’est une kalimba, jouée par Guillaume Chiasson (aussi derrière la réalisation de l’album) qui ajoute une touche inattendue.  Les claviers dignes d’une chanson des années 80 sur La Femme Taupe nous procurent une pause en ralentissant le rythme.

Tout au long de l’album, le trio joue avec la durée des chansons en offrant des pièces plus courtes, dont la pièce-titre et Le retour de la femme taupe. Ces courts moments m’ont permis de reprendre mon souffle en attendant le prochain virage dans leur univers musical, tel celui de Robot ou humain, dont la cadence est saccadée et fluctuante. Ma chanson préférée de l’album est De toute façon, qui met en avant-plan le saxophone quasi-déchaîné de Linsey Wellman.

VICTIME a du potentiel pour se frayer un chemin dans les groupes punk! Le trio est talentueux et en pleine possession de ses moyens. Si vous êtes à la recherche d’un album au rythme déchaîné et qui vous fera handbanger, c’est celui-là qu’on vous recommande.