11 février

Gaspard Eden – Photo : Nicolas Padovani

17 h – Vitrine OFF (Ben Claveau, Amélie No et Gaspard Eden) – Le Pantoum

Le cocktail d’ouverture vient à peine de se mettre en branle en haute ville qu’Olivier Beaulieu et ses amis invitent déjà les diffuseurs à faire du congrès buissonnier!

C’est Ben Claveau, que nous avions vu à peine quelques jours plus tôt, qui ouvre la marche. Ses chansons rock aux accents western ont un petit air de Cowboys Fringants, époque Motel Capri. Des mélodies accrocheuses avec des textes juste assez cabotins pour être le fun et donner le goût de boire. Et on aime bien son hommage à Ange-Aimée 30 sous qui, derrière son petit air moqueur, est une chanson vraiment touchante.

Amélie No – Photo : Nicolas Padovani

Changement complet de style avec Amélie No, que nous avions vue également il y a une semaine (on vous revient avec des photos là-dessus). La jeune femme a une voix d’or, teintée de soul, comme sa musique pop, d’ailleurs. Entourée d’une équipe toute étoile, No a offert un 20 minutes de musique qui donne le goût de se shaker doucement le popotin.

J’ai malheureusement manqué Gaspard Eden. Obligations en haute ville. Mais on va se reprendre. Parce qu’on l’aime bien et qu’il rocke beaucoup. (Jacques Boivin)

23 h – Phoque OFF (Jérôme 50, Fria Moeras et Mélanie Venditti) – Le Pantoum

Jérôme 50 – Photo : Jacques Boivin

La « fin de soirée chanson pop folk » a pris des allures mystérieuses au Pantoum dimanche dernier. Jérôme 50 a donné le ton avec un set bien rodé : les pièces, les interventions avec le public, les histoires et les petites improvisations étaient ficelées ensemble en une performance quasi théâtrale qui nous plongeait dans l’univers excentré de son créateur. Accompagné de ses fidèles musiciens assurant le groove, le chansonnier nous a emmenés avec lui dans un voyage psychédélique au cœur de son camp de vacances singulier où tout est permis, un monde qui peut paraître fou et qui pourtant, révèle l’étrangeté de notre quotidien.

Fria Moeras a pris le relais en compagnie de ses trois Bélugas. Commençant en force avec Louise, l’auteure-compositrice-interprète a donné un aperçu de sa puissance vocale mise au service de mélodies mystérieuses tandis que les musiciens saturaient les ondes sonores à coup de riffs de guitare, de basse et de batterie.

Mélanie Venditti – Photo : Jacques Boivin

Si chaque artiste explorait à sa façon la singularité, il faut aussi dire qu’une place prépondérante a aussi été laissée au groove de la section rythmique ainsi qu’à la lourdeur rock des guitares. Ce fut particulièrement le cas dans la prestation de Mélanie Venditti, qui annexait cette esthétique à sa voix claire et articulée – dégageant une touchante fragilité – ainsi qu’au lyrisme moderne du « violon électroacoustique » de Blaise Borboën-Léonard. Un métissage improbable qui s’est avéré être une réussite, qu’on doit sans aucun doute au talent des musiciens présents (prenons donc le temps de nommer aussi Guillaume Guilbault au synthétiseur, Étienne Dupré à la basse et Mandela Coupal Dalgleish à la batterie). (Marie-Ève Fortier)