Si vous pensez qu’Émile Proulx-Cloutier délaisse son talent d’acteur pour se lancer sérieusement dans la musique vous vous trompez…

Après avoir conquis le cœur de certains mélomanes avec son tout premier album Aimer les monstres, cet artiste polyvalent en conquerra plusieurs autres avec sa nouvelle tournée! Paru en novembre dernier, son deuxième album Marée Haute reste fidèle, mais avec un son plus grand, plus orchestral. C’est pourquoi il était accompagné de deux multi-instrumentistes lors du spectacle du 1er février dernier.

Émile Proulx-Cloutier était installé au centre de la scène avec son piano à queue, tandis que les deux autres musiciens étaient perchés de chaque côté. Ces deux «pieuvres», comme il les a appelés, étaient là pour mettre une ambiance sur les histoires que nous chantait Émile Proulx-Cloutier. Les instruments était d’un côté, la batterie, la basse, le violoncelle et de l’autre côté, les percussions et les cuivres. C’était étonnant de voir parfois les musiciens jouer de deux instruments à la fois, ou encore, de se servir d’un pour jouer d’un autre.

Pour ce qui est de la mise en scène du spectacle, disons que c’est plus qu’un spectacle de musique… Émile s’est permis de mettre sa touche théâtrale entre les chansons, en y ajoutant des monologues qui abordent différents thèmes. C’est avec ravissement que le spectacle a débuté avec les deux première pièces de l’album soit Petite valise ainsi que Les murs et la mer, qui s’avèrent être mes préférées. La soirée commençait déjà bien! Il a ensuite enchaîné avec un assez long monologue expliquant son lien particulier avec la langue française. Il parle entre autres de la sonorité des mots, ce qu’elle évoque pour lui et les autres. Par moment, on aurait cru que l’on assistait à un spectacle d’humour composé seulement de jeux de mots! Bien vite, il est revenu à ce qu’il voulait nous dire, c’est-à-dire l’introduction de la pièce Maman.

Le fil conducteur du spectacle se résume au mot « sentinelle ». Une sentinelle est une personne ou une chose qui guette, qui surveille. Par exemple, la lumière sur pied qui était placée au-devant de la scène. Communément appeler ghost light, cette lumière sert à surveiller, à veiller sur le théâtre quand il est vide. C’est la métaphore qu’a utilisé Émile pour nous dire que chaque humain a besoin de sa sentinelle.

Émilie Proux-Cloutier a su entremêler adroitement ses nouvelles pièces à celles d’Aimer les monstres (entre autres, Race du monde, qui figure sur ce premier album). Finalement, en rappel, il a été heureux de nous apprendre que le spectacle auquel on venait d’assister était le premier de sa tournée. Après avoir fait quelques spectacles de rodage, celui qui a été présenté à la salle Anaïs Allard-Rousseau jeudi dernier était officiellement le premier de la tournée de Marée Haute.

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