Après une troisième édition sous le déluge, les organisateurs de La Grosse Lanterne ont dû accrocher de nombreux chapelets sur la corde à linge pour espérer que cette année se déroule sous le soleil.

Heureusement, c’est ce qui s’est passé, ce qui a permis au festival de vendre de nombreux billets et d’ensoleiller les yeux et les oreilles de centaines de festivaliers! C’est donc par centaines que les festivaliers se sont rendus à Béthanie (un village de 300 âmes) pour vivre ce festival en forêt unique au Québec.

Voici notre compte rendu en mots et en images. Deux belles journées, deux ambiances différentes!

La galerie de photos est à la toute fin de l’article.

Vendredi 28 juillet

(Texte et photos : Jacques Boivin)

Ah, Grosse Lanterne, comme on se retrouve! Après m’être fait tremper jusqu’aux os l’an dernier, j’étais bien content d’aller chercher mon bracelet et ma passe photo pour ce qui promettait d’être une soirée parfaite avec de nombreux artistes que j’adore (et qui correspondaient parfaitement à mon humeur de festivalier un brin essoufflé après un mois de juillet dément).

L’entrée prend plusieurs minutes, question de bien fouiller tout le monde (non, monsieur, je n’ai que du matériel photo, je ne cache pas de bouteilles en verre dans mon sac!). Je prends mon mal en patience… et je commence à sortir mes appareils photo. Moi qui espérais entendre une ou deux chansons d’Émile Bilodeau, on peut dire que c’est raté. Ça commençait de bonne heure, on travaille, nous autres!

Beyries – Photo : Jacques Boivin

Mais une fois dans l’enceinte, c’est la liberté et la quiétude totales qui m’attendent. Au loin, on entend Beyries qui vient tout juste d’entrer en scène. Je presse le pas. Je n’avais vu que des bribes de son spectacle au Festival d’été et j’ai manqué la prestation (superbe, me dit-on) qu’elle a offerte au Festif. Pas question que je la manque, cette fois-ci.

Beyries – Photo : Jacques Boivin

Oh, on est en toute intimité! Quelques personnes massées sur le bord de la clôture, une centaine de personnes étendues sur le gazon, Amélie Beyries (t-shirt blanc et lunettes fumées bien vissées) et sa complice/choriste/percussionniste Judith Little Daudelin sur scène. Au menu, une interprétation en toute simplicité des magnifiques chansons de Landing.

C’est fou combien, en une petite année, Beyries a trouvé son aisance sur scène! On est loin de la jeune femme timide et encore verte qu’on avait vue aux Apéros FEQ l’année dernière! Elle se permet même quelques blagues sur sa mise en scène « soignée », passant souvent de la guitare au piano, et vice-versa.

Beyries – Photo : Jacques Boivin

Le folk de Beyries est parfait dans ce cadre minimaliste. On se concentre sur les magnifiques textes, sur les douces mélodies qui viennent nous chauffer les oreilles comme le soleil avec ses doux rayons (il ne faisait pas trop chaud, en plus). Elle a des fichues belles chansons, cette Beyries. Une voix chaude et douce, apaisante, capable de faire passer un rayon de lumière à travers ses airs mélancoliques.

On sourit, sur le côté de la scène, une petite bière (du Trou du Diable) à la main. On récite les paroles en regardant l’horizon. Tiens, la gang de Feu à Volonté fait la même chose de l’autre côté de la scène! On se fait des tatas avant de recommencer à fredonner.

C’est bien parti!

Tout de suite après la prestation de Beyries, je croise Émile Bilodeau. « Hé, salut Jacques! » On se fait un câlin bien viril, pis il continue son chemin. M’en viens un peu trop chummy avec les artistes, moi là. C’t’une blague! Je l’aime beaucoup, Émile, et je regrette d’avoir manqué sa prestation (c’était sûrement pas aussi bon et magique qu’au FEQ, me dis-je sans trop y croire pour me consoler).

Ah ben, regarde donc ça, Philippe Fehmiu est là lui aussi. Il n’est pas seul…

Ben non, il est avec Alexandre Taillefer! Je me demande s’ils sont venus en Teo Taxi. Combien ça coûte, une ride en Teo jusqu’à Béthanie?

Tire le coyote – Photo : Jacques Boivin

L’arrivée de Tire le coyote me sort de ma réflexion. Accompagné de ses joyeux drilles habituels (Shampouing à la guitare, Cédric Martel à la basse et Jean-Philippe Simard à la batterie), en plus d’un autre guitariste qui me rappelle quelqu’un (ben oui, c’est André Lavergne, un des gars de Dans l’shed!), Benoit Pinette entre en scène avec le regard d’un gars qui se rend compte que la partie n’est pas gagnée (mais qui va mettre tout le monde dans sa petite poche d’en arrière avant la fin de sa prestation). L’homme de Québec, originaire de Sherbrooke, n’avait jamais mis les pieds à Béthanie, mais y’a une première fois à tout, n’est-ce pas?

Tire le coyote – Photo : Jacques Boivin

Vous vous en doutez, je suis un fan fini de Tire le coyote. J’espère plein de nouvelles chansons, question d’avoir un petit avant-goût de ce Désherbages dont la sortie est prévue en septembre. Le petit ratoureux avait une autre idée en tête : un petit tour de chant qui comptait huit de mes chansons préférées du répertoire coyotien! Et ça a commencé fort, avec la plus belle de toutes : Confetti. Je suis dans l’espace réservé aux photographes, j’essaie de prendre mes clichés, j’ai les yeux humides. Maudit amour junkie! Évidemment, c’est la chanson parfaite pour faire embarquer le public avec le solo de feu de Shampouing (qui avait abandonné son chapeau!).

Tire le coyote – Photo : Jacques Boivin

Mais les spectateurs, qui semblaient attendre The Franklin Electric et Charlotte Cardin plus qu’autre chose, étaient encore un brin frileux. Bande d’ingrats, me dis-je en sortant du pit. Pinette et sa bande, eux, lancent plutôt une perche au monde avec Calfeutrer les failles, qui donne envie de taper dans ses mains dès le départ. Bon, ça commence à se réchauffer! Pinette, lui, chante sa poésie de sa voix unique dans le paysage québéricana. Les gens se remettent immédiatement en mode écoute.

En effet, ça jase pas trop sur le parterre. Ça écoute. Attentivement, même. Tu n’étais pas froide, Béthanie, t’étais juste polie! Fallait le dire! De mon côté, je suis sur le côté, en train de chanter par coeur Ma révolution tranquille. J’vous l’ai dit, je suis fan fini.

Tire le coyote – Photo : Jacques Boivin

Ça y est, avec Chainsaw, Tire le coyote réussit enfin à dégêner la foule, qui crie sur demande lorsque que Pinette chante Faut faire du bruit! C’est souvent de même avec une foule de néophytes! D’ailleurs, si je me fie à la réaction pendant Jésus (des rires à tous les deux vers), le monde appréciait de plus en plus, de sorte qu’après À l’abri (dans le bois) et Moissonneuse-batteuse, ce sont des applaudissements nourris qui se sont fait entendre à la sortie de Tire le coyote!

À mon avis, y’a eu plusieurs nouveaux fans.

The Franklin Electric – Photo : Jacques Boivin

La clairière s’est passablement garnie pour le groupe suivant. On était encore très confortable (en témoignent les nombreuses personnes qui ont pu demeurer assises à l’arrière), mais la foule était plus que respectable lorsque The Franklin Electric a fait entendre ses premières notes. La troupe de Jon Matte a d’ailleurs reçu un accueil plus que chaleureux!

Le groupe, qui a joué plus d’une heure, a bien entendu consacré une bonne partie de sa prestation à l’excellent album Blue Ceilings, mais il a également interprété quelques morceaux de This is How I Let You Down, dont la fort jolie Watching from a Rooftop, où Matte a sorti sa trompette pour une première fois.

The Franklin Electric – Photo : Jacques Boivin

Matte s’est adressé à la foule principalement en français (toujours un succès). Généreux entre les chansons, Matte ne s’est pas gêné pour établir un lien solide entre le groupe et ses fans. Après tout, nous étions tous entre êtres humains. C’est pas mal la force de ce groupe, que je n’ai pas encore pris le temps d’apprécier à sa juste valeur : les gars sont chaleureux et authentiques sur scène. D’autres musiciens du même genre ont souvent tendance à se la jouer un peu, mais The Franklin Electric mise sur ce rapport unique avec ses fans.

Le genre de mise qui rapporte. Surtout quand le soleil se couche en même temps…

Charlotte Cardin – Photo : Jacques Boivin

Ne restait plus que Charlotte Cardin pour cette première soirée à la clairière. La question que je me posais : comment la jeune femme réussirait-elle à être un clou à cette soirée alors qu’elle n’a qu’un EP d’à peine une demi-heure en poche? Allait-elle nous balancer des reprises? Faire une prestation trop courte pour la position de tête d’affiche? Personnellement, j’aurais peut-être inversé Charlotte et les Franklin… mais bon, je suis chialeux professionnel, pas programmateur (et c’est bien ainsi).

Cardin n’a pas pris trop de temps pour me montrer que j’étais dans l’erreur : oui, sa prestation a été plutôt brève (un peu moins d’une heure, ce qui est tout à fait respectable dans un contexte festivalier), mais elle a été d’une intensité remarquable. Oui, bien sûr, les chansons de Big Boy étaient là, à notre plus grand plaisir (crucifix que Dirty Dirty est solide!), mais on a aussi eu une reprise (Go Flex, de Post Malone, pour ceux qui tiennent le compte), ainsi que quelques nouvelles chansons qui risquent de surprendre les fans de la première heure avec leurs accents country!

Charlotte Cardin – Photo : Jacques Boivin

On savait que Charlotte avait une voix parfaite pour chanter des trucs soul, mais oh qu’on a été surpris par ces nouveaux morceaux! Accompagnée pendant une chanson par Aliocha à la guitare, Cardin a montré qu’elle avait plus d’une dimension (et un joli sourire). Vraiment. Seule déception : on en aurait vraiment pris davantage. Vraiment. Quand c’est bon…

Après cette soirée de concerts, je suis allé faire ce que je n’avais pas pu faire l’année dernière en raison de la pluie : je suis allé me promener un peu partout en passant par la scène Picnik Electronik (où Ryan Playground proposait ses morceaux très dansants). Y’a pas à dire, les organisateurs ont fait de la forêt un endroit beau et accueillant (qui allait sûrement briller encore plus le lendemain, alors que le gros de la foule allait être présente). Sur le bord de la rivière, on avait installé des ballons éclairés par de jolis jeux de lumières. À proximité, un groupe de festivaliers se réchauffait au bord du feu en se faisant griller de délicieuses guimolles (ce sont des guimauves, Buzz!). L’ambiance était bon enfant, des jeunes grattaient la guitare et chantaient tout doucement.

Scène Moog Audio – Photo : Jacques Boivin

J’avais soif. J’ai essayé d’aller au bar de la scène électro… la file était tellement longue, je me suis découragé et je suis remonté vers l’entrée… Tiens, un bar tranquille! Et tiens, quelqu’un que je connais! On se prend un gin tonic et on s’installe près du feu, question de se réchauffer un brin. Je regarde l’heure… Caroline vient me chercher dans quelques minutes! Je me dirige vers la route avec le sourire bien accroché…

Un beau vendredi soir. Si le lendemain est aussi superbe, je crois qu’on a un succès entre les mains!

Samedi 29 juillet

(Texte : Caroline Filion – Photos : Alicia Lemieux)

La deuxième journée de festival a commencé à 13 heures avec KNLO qui jouait près du camping, à la scène L’AUBERGE. Malheureusement, nous sommes arrivés sur les dernières notes, mais il semblait avoir bien réveillé les festivaliers qui se préparaient à subir le traitement Deuxluxes.

Les Deuxluxes

Les Deuxluxes – Photo: Alicia Lemieux

En plein après-midi, gros soleil dans la forêt de Béthanie, Anna Frances Meyer et Étienne Barry se sont présentés sur la scène de l’auberge avec leurs accoutrements flamboyants. Anna Frances n’a pas deux chansons de jouées que la veste de velours rouge se retrouve par terre. « It’s too hot for that », crie t-elle. Je me demandais justement comment elle faisait pour ne pas crever de chaud. Ils entrainent rapidement le public qui chante I’m in love, tape des mains et danse. Anna Frances est même surprise que les gens aient autant d’énergie en après-midi. « Il est juste 2h30, c’est quoi vous allez faire à 11h pour Duchess Says? » Pour une prestation de 14h15, ils ne manquent pas d’énergie pour autant. On a même droit à une reprise de SOS d’ABBA version Rock N Roll, qui m’a fait oublier l’originale pendant un instant tellement c’était réussi. Après 45 minutes beaucoup trop courtes, ainsi qu’un rappel, ils sont partis devant une foule réchauffée à souhait!

Gabrielle Shonk

Gabrielle Shonk – Photo : Alicia Lemieux

Assis dans l’herbe sur une couverture, bière à la main, j’ai écouté Gabrielle Shonk me livrer ses belles mélodies folk-soul sur la scène principale. C’était un cadre tout à fait adapté pour la voix « trop grande pour les petites villes » de Gabrielle, d’après Emerson Rosenthal, un journaliste du webzine Noisey. Cependant, ce sont les gens en visite dans la petite Béthanie qui ont eu la chance de voir l’étendue de sa grandeur. Ça fait trois ans qu’elle parle de sortir son album qui verra finalement le jour en septembre 2017, enfin! Malgré la majorité de chansons anglophones, elle a quelques bijoux en français également, dont la magnifique En équilibre, qu’elle a offert en fin de prestation. Je suis déjà impatiente de mettre la main sur son album!

Geoffroy

Geoffroy – Photo : Alicia Lemieux

Je l’avais vu au Festivoix le 1er juillet et j’avais beaucoup apprécié, mais cette fois c’était très différent. Il était 17h30 et c’était la première fois de la journée que les gens s’attroupaient debout devant la scène. On était prêt à danser sur les pièces de son album Coastline. Belle surprise, comme Gabrielle avait joué juste avant, on a eu droit à la chanson Thirsty en compagnie de Men I Trust, ce qui a amené un peu de diversité au spectacle. Ce fut très bref, trop à mon goût, mais l’ambiance d’été était présente et je me suis presque sentie en vacances pendant 45 minutes.

Andy Shauf

Andy Shauf – Photo : Alicia Lemieux

Dès que j’ai vu son nom dans la programmation, j’ai eu envie de venir à la Grosse Lanterne. The Party est l’un des albums qui a le plus tourné dans mon téléphone depuis le début de l’année. Je me doutais que le jeune natif de Regina était un artiste timide, mais je ne m’attendais pas à voir un groupe entier aussi timide que son leader. Cela a par contre eu l’effet de m’intriguer et de me donner envie de les écouter attentivement. Ils ont joué chanson après chanson sans intervenir beaucoup et c’était impeccable. Je fermais mes yeux et j’entendais chaque instrument précisément. Je n’ai vraiment pas été déçue de découvrir l’auteur-compositeur interprète en live. Si je vais au FME, c’est garanti que je ne le manquerai pas non plus!

Busty and the Bass

Busty and the Bass – Photo : Alicia Lemieux

Mon moment fort de la soirée, ça été le spectacle survolté de Busty and the Bass sur la scène principale. Plus le groupe évolue, plus il devient solide. La dernière pièce qu’ils ont sortie, Memories and Melodies, est entrainante à souhait. C’est surtout quand Alistair Blu prend le micro pour ajouter sa touche hip-hop que je trippe. Un beau mélange de sonorités et une foule attentive et festive qui se déhanchait. Le plaisir qu’ont les neuf gars à jouer ensemble se transmet automatiquement à la foule.

Dead Obies

Dead Obies – Photo : Alicia Lemieux

Au nombre de gens que j’ai croisé avec des chandails de Dead Obies dans la journée, j’ai rapidement deviné que ça allait être la folie durant leur set de 22h30. Ils jouaient en dernier sur la scène principale, donc avaient tout leur temps pour livrer la marchandise aux amateurs de hip-hop du festival. Un brin éméchés, ils ont par contre su satisfaire leurs fans, en interprétant leurs chansons les plus intenses, tel que Waiting, Explosif et Tony Hawk, moment où les festivaliers sont devenus complètement fous. Étant fan de leur musique, je dois dire qu’ils sont beaucoup plus appréciables à l’extérieur, ou on peut respirer un peu!

Duchess Says

Duchess Says – Photo : Alicia Lemieux

Je commençais à être un peu claquée à cette heure-là, mais j’ai eu le temps d’attraper quelques chansons du groupe électro-rock psychédélique (je voulais voir Dead Obies au complet, my bad!). Ne connaissant pas vraiment Duchess Says, j’ai pu voir à quel point c’est intense et que la chanteuse A-Claude est déchaînée sur scène. À plusieurs reprises, elle a tenté d’aller chanter dans la foule, mais avec un micro avec un fil, c’est plus ou moins faisable. Ça ne l’a pas arrêté pour autant. J’avais presque l’impression par moments d’assister à un show de métal. Dans le contexte de festival, c’était digne d’une fin de soirée bien arrosée en avant de l’auberge.

Bilan

(Texte et photos : Jacques Boivin)

Les organisateurs de La grosse lanterne avaient fort à faire pour reprendre l’élan perdu l’année dernière (pour des raisons complètement hors de leur contrôle, en plus!). Heureusement, Dame Nature était de leur bord cette année. Tout ce qu’ils avaient à faire, c’est offrir la meilleure programmation possible et une atmosphère propice à la fête.

Sur ce plan, La Grosse Lanterne est une réussite, même si tout n’était pas parfait. On aurait apprécié que les concerts commencent un peu plus tard le vendredi, question de ne rien rater (c’est quand même pas au centre-ville d’une grande ville…). On aurait aussi apprécié le maintien des navettes. Espérons leur retour l’an prochain! Enfin, il fallait attendre très longtemps pour s’acheter une bière. Que voulez-vous, elle était si bonne, elle n’avait pas le temps de se réchauffer dans nos ecocup!

La Grosse Lanterne – Photo : Jacques Boivin

Les festivaliers de La Grosse Lanterne sont sympas, les bénévoles dévoués et souriants, et les artistes (sur scène et visuels) brillent. La bouffe des camions de rue est excellente. Ça fait du bien de voir un food truck qui ne sert pas de poutine (je viens de Québec, n’oubliez pas). Il y a de l’ombre en masse quand on a chaud, des coins détente qui valent le détour, on a pensé à tout ou presque!

Pendant deux jours, on se sent un peu coupé du monde extérieur (avec la réception assez ordinaire côté cellulaire – ce qui est tout à fait normal compte tenu de l’endroit, ça aide un peu) et le temps n’est marqué que par l’horaire des prestations et la position du Soleil dans le ciel. Dans un contexte où on passe la majeure partie de notre temps à assister à des festivals urbains (même quand ils sont dans de gros villages, on a l’impression d’être en ville), La Grosse Lanterne est un peu unique en son genre. Un genre de petit frère cool de Woodstock en Beauce, sans groupe hommage ou has-been. Juste des artistes émergents (et un peu plus établis) que les mélomanes apprécient.

On ne peut que souhaiter que La Grosse Lanterne soit de retour l’an prochain avec une autre belle programmation, comme ça a été le cas pour les quatre premières éditions. Le cas échéant, nous y serons une fois de plus.

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