[SPECTACLE] Pure Carrière, Brave Radar, The Submissives, Le Pantoum, 12 mai 2017 

Les côtés sombres de la pop nous ont été révélés vendredi dernier tandis que trois groupes plus déjantés les uns que les autres se sont succédé sur les planches du Pantoum.

The Submissives. Photo : Nicolas Padovani

22h15. Le sol de la scène est jonché de draps, les micros décorés de tulle. Une lumière rouge inonde la scène. Telles six mariées cadavériques, les musiciennes toutes de blanc vêtues font leur entrée : The Submissives. Elles s’exécutent à la manière de pantins, sans parler, sans sourire, en se regardant à peine. Mise en scène qui accompagnait bien leur musique : une pop à saveur très sixties, mais où il semble toujours y avoir un hic. Le groupe cultive le malaise à coup d’accords et de notes presque justes, de rythmes décalés. Comparable à une boîte à musique déglinguée, la performance cringe des Submissives avait quelque chose de fascinant qui a su captiver l’auditoire.

 

Brave Radar. Photo : Nicolas Padovani

On est restés dans une atmosphère similaire avec Brave Radar, qui savait toujours placer quelque chose de décalé dans sa musique uptempo et accrocheuse. Même en tapant du pied et en hochant de la tête, les spectateurs étaient ainsi tenus en haleine par cette imprévisible musique. Dans l’esthétique, la musique du groupe montréalais pouvait se rapprocher de celle de Genesis ou encore de Caravan. Si on comparait The Submissives à une vieille boîte à musique, on pourrait dire de Brave Radar qu’ils avaient le charme étrange du vinyle usé qu’on fait jouer un peu trop lentement.

 

Pure Carrière. Photo : Nicolas Padovani

Du pop déconstruit et déjanté, il n’y avait qu’un pas vers le chaos expérimental. Pure Carrière, un pied dans chacune de ces catégories, nous a fait basculer. «Ben oui, ben non, ben oui», le public a suivi le groupe de Québec dans son délire musical, chantant avec eux les paroles et sautant sur place. Fuckés, festifs, planants, jouant avec une énergie contagieuse, les trois musiciens ont présenté du contenu varié et aux allures changeantes. On s’est tous assis spontanément pour la «toune introspective», juste avant d’être surpris par un Kyrie nouveau genre, puis animés par l’ivresse de solos déjantés. Pour les deux dernières pièces, un invité surprise s’est même montré la binette. Il faut taire son nom, mais on peut révéler qu’il joue dans VICTIME et qu’il écrit mes chroniques.

Chronique no.?: Mélodies gentilles et pommes fermentées

Par Simon c’est-pas-difficile-être-journaliste-culturel Provencher

Pure Carrière. Photo : Nicolas Padovani

Bon bon, il me reste 10 minutes pour écrire une chronique avant que Mary se fâche. Elle vient de revenir après une longue absence.. je me force pas vraiment pour raviver la flamme de nos aventures culturelles. Perpétuelle déception que d’être en relation avec moi. La vérité vraie c’est que, suite à une gentille dégustation de cidre et de vin blanc, les mémoire sont un peu houleuses. Le fan #1 de Brave Radar en moi s’excite comme un petit enfant, comme un véritable poupon sur le party. C’était quand même une soirée qui se prêtait bien au cidre, admettons-le ensemble. Mélodies gentilles et pommes fermentées.

J’ai chanté avec Pure Carrière aussi. Deux chansons à ce qu’on raconte. Comme quoi le party rock est pas mort à Québec. À quand LMFAO? La question est lancée. District 7 est sur le cas. Le Pantoum se propose pour les inviter à dormir. Je serai first row avec probablement pas de chandail.

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